ADRESSEE AUPRES DE LA COMISSION
EUROPEENNE DE BRUXELLES A l’attention de Mr José Manuel Barroso
(président de la Commission Européenne)
Rappel des FAITS /
Le samedi 24 avril 1915, à Istanbul, capitale de l'empire ottoman,
600 notables arméniens sont assassinés sur ordre du gouvernement.
C'est le début d'un génocide, le premier du XXe siècle.
Il va faire environ 1,5 million de victimes dans la population arménienne
de l'empire turc.
Leurs crimes : Etre Arméniens !
Le génocide proprement dit commence le samedi 24
avril 1915 à Constantinople par une rafle : 2345 Arméniens appartenant
à l'élite intellectuelle sont arrêtés, et parmi
eux, se trouvent des gens qui ont aidé les Jeunes Turcs à accéder
au pouvoir. Ils seront exécutés sans jugement. Les hommes qui
auraient pu organiser une résistance, l'intelligentsia arménienne,
viennent d'être éliminés. Talaat Pacha (ministre de l'intérieur)
envoie un télégramme codé aux cellules du parti des Jeunes
Turcs :
"Le gouvernement a décidé de détruire tous les
Arméniens résidant en Turquie. Il faut mettre fin à leur
existence, aussi criminelle que soient les mesures à prendre. Il ne
faut tenir compte ni de l'âge, ni du sexe. Les scrupules de conscience
n'ont pas leur place ici."
Les gouvernements européens n'ignoraient en rien ce qui se passait
alors dans l'empire Ottoman. La Grande Bretagne, la France et la Russie déclaraient
conjointement le 23 mai 1915 à Londres : "Depuis un mois environ,
la population kurde et turque d'Arménie procède, de connivence
et souvent avec l'appui des autorités ottomanes aux massacres des Arméniens.
De tels massacres ont lieu vers la mi-avril à Erzerum, Tertchan, Eguine,
Bitlis, Mouch, Sassoun, Zeïtoun et dans toute la Cilicie. Les habitants
d'une centaine de villages des environs de Van ont été assassinés
et le quartier arménien est assiégé par des populations
kurdes. En même temps, à Constantinople, le gouvernement ottoman
a sévi contre la population inoffensive. En présence de ces
nouveaux crimes de la Turquie contre l'humanité et la civilisation,
les gouvernements alliés font savoir publiquement à la Sublime
porte qu'ils tiendront personnellement responsables des dits crimes tous les
membres du gouvernement ottoman, ainsi que ceux des agents qui se trouveraient
impliqués dans de pareils massacres." (source : agence Havas)
Le 29 mai 1915, le Grand Vizir signe un mémorandum du 26 mai dans lequel
le ministre de l'intérieur demande la promulgation d'une loi spéciale
autorisant les déportations. La loi autorisait les commandants des
armées et des garnisons locales à ordonner la déportation
de groupes de populations suspectées d'espionnage, de trahison, ou
pour nécessités militaires. Il suffisait pour cela que les autorités
investies du pouvoir de décider les déportations ressentent
(hissetmek) une impression d'agression ou de danger.
Au cours des mois de mai, juin et juillet 1915 tous les Arméniens des
sept provinces orientales de l'Empire sont tués sur place ou déportés
vers Alep, au sud . Des convois d'hommes, de femmes, de vieillards et d'enfants
sont constitués et soumis à une longue marche dans des conditions
épouvantables : sans eau, sans vivre et sans défense. Les gendarmes
chargés de les escorter tuent les traînards, des nomades kurdes
les volent, enfin des bandes organisées, les tchétés
massacrent un grand nombre de déportés.
A la fin juillet 1915 la première partie du programme est réalisée
: l'est de la Turquie est vidé de sa population arménienne.
La seconde étape du plan est alors exécutée : la déportation
des Arméniens vivant dans le reste de l'empire. Les ordres sont impitoyablement
appliqués. Des ordres qui viennent de haut puisque le 15 septembre
1915, Talaat Pacha envoyait ce nouveau télégramme :
"Il a été précédemment communiqué
que le gouvernement a décidé d’exterminer entièrement
les Arméniens habitant en Turquie. Ceux qui s’opposeront à
cet ordre ne pourront plus faire partie de l’Administration. Sans égard
pour les femmes, les enfants et les infirmes, quelques tragiques que puissent
être les moyens d’extermination, sans écouter les sentiments
de la conscience, il faut mettre fin à leur existence."
Plus d'un million de personnes ont péri. Pourtant le gouvernement turc
conteste toujours l'intentionnalité du crime comme l'ampleur des massacres.
Ce refus est vécu par les Arméniens comme une seconde mise à
mort. L'Assemblée nationale a reconnu le génocide arménien
en 2001. Au nom de ces 1.5 millions d’hommes, femmes, enfants, vieillard
sans sépultures lâchement massacrés notre devoir, d’hommes,
de citoyens, libre et indépendant consiste en sa reconnaissance légitime
et sans conditions par le gouvernement Turc. Gouvernement qui ne cessent depuis,
par touts les moyens, (pressions intérieure, censure médiatique,
destructions d’archives historiques, chantages économiques, intégrer
dans le programme scolaire le négationnisme du génocide arménien)
de tenter de taire et ignorer l’évidence.
Comment réagirait aujourd’hui le peuple Juif si les Allemand
niait la shoa, et bien c’est aujourd’hui cette souffrance impalpable
que doit vivre et supporter le peuple Arménien, devant le négationnisme
du gouvernement Turcs.
Lors de la deuxième guerre mondiale, Hitler s’est servi du génocide
Arménien comme exemple le 22 aout 1939 un semaine avant l’invasion
de la Pologne en donnant l’ordre à ses troupes de «
tuer sans pitié et sans clémence tous les hommes, femmes et
enfants de race ou de langue polonais » il conclut en disant «
Qui se souvient encore de l’extermination des arméniens ! »
Mais les Arméniens, fiers et patients, ne faibliront JAMAIS, se battrons
toujours pour cette reconnaissance juste et légitime, pour un devoir
de mémoire à échelle mondiale. C’est pourquoi aujourd’hui,
peuple de France, d’Europe et du monde, nous vous demandons de rejoindre,
non pas la cause Arménienne, mais la cause des justes pour la justice
et pour l’histoire, pour ne pas laisser un gouvernement manipuler et
déformer à sa guise son histoire dès lors où celle-ci
doit faire face et assumer son passé aussi tragique soit-il.
La Turquie doit reconnaître et reconnaîtra tôt ou tard,
le Génocide Arméniens pour son salue intérieur et historique,
pour le respect d’un peuple meurtri depuis, tant qu’elle ne reconnaîtra
pas le génocide du peuple Arménien, la souillure restera à
jamais marquée sur son drapeau et son histoire. Non au chantage économique
honteux et insultant orchestré par la Turquie, pour faire pression
sur le monde et masquer la vérité qu’elle tente d’oublier
!
Sans attendre nous décidons de former une chaîne humaine sur
les cinq continents pour exiger justice et réparations. Justice et
droit pour le peuple Arméniens !
SIGNATURE POUR LA RECONNAISSANCE DU GENOCIDE
ARMENIEN PAR LA TURQUIE. STOP AU NEGATIONNISME.
ADRESSEE AUPRES DE LA COMISSION EUROPEENNE DE BRUXELLES a l’attention
de Mr José Manuel Barroso (président de la Commission Européenne).
Copie adressée auprès
de l’ambassade de Turquie en France.
Dimanche 06 juillet 2008
547 Signatures |